Haïti – Banditisme : Des entreprises livrées à la merci des gangs

Selon l’Initiative mondiale contre le crime organisé transnational, des entreprises sont contraintes de supporter les gangs au niveau financier et technique, selon un rapport international publié le 12 février dernier.

Selon l’organisation internationale basée en Suisse, le banditisme est devenu une industrie susceptible de rapporter aux bandits plus de 25 millions de dollars par an.

Des entreprises paient jusqu’à 20,000 dollars chaque semaine. Les bandits armés exigent un pourcentage sur chaque conteneur.

Ces unités sociales et économiques, pour continuer à exister, offrent une assistance exceptionnelle aux groupes armés dans la livraison des armes.

Selon le rapport, sur des routes vers Port-au-Prince, les malfrats collectent plus de 8,000 dollars par jour.

De son côté, le gouvernement continue à faire profil bas devant le développement du banditisme dans le pays. Par contre, il montre ses griffes quand il s’agit de réprimer les manifestants contre l’insécurité et la pauvreté.

Les petites entreprises à bout de souffle en Haïti

Des petits entrepreneurs ont témoigné au micro de PressHaiti des répercussions de la conjoncture actuelle sur leur business, principalement pendant le premier mois de l’année 2024.

La détérioration de la situation sécuritaire en Haïti demeure le premier défi des entreprises dans le pays, principalement les petites. Les bandits armés occupent toutes les zones du pays ou presque. Dans certaines communes, la circulation se fait au péril de sa vie.

Les petits commerçants risquent leur vie au quotidien, espérant entrer quelques sous pour pouvoir subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. « C’est un risque énorme que nous sommes contraints de prendre malheureusement. Nous restons vigilants et prêts à courir n’importe quand surviendrait le danger », ont affirmé des vendeurs de Pétion-Ville.

L’incapacité de la police nationale face aux gangs est préoccupante. De son côté, le gouvernement haïtien dit attendre les forces internationales dans le cadre de la mission de sécurité pour venir à bout du banditisme généralisé.

Guy Philippe

La révolution préconisée par l’ex-sénateur Guy Philippe constitue un nouvel espoir pour les petits entrepreneurs, vu que, à leur avis, le gouvernement haïtien n’affiche aucune volonté de résoudre les multiples problèmes de la population haïtienne.

Selon certains, le rebelle serait en train de collecter des ressources de la part des membres du secteur privé pour enclencher les luttes. Entre-temps, des agents de la BSAP, impliqués dans la lutte de l’homme fort de la Grand’Anse, sont tués par la police nationale.

Vos informations privées ont-elles été compromises? Ces six industries texanes ont été piratées en 2023

Le Texas figurait parmi les endroits les plus ciblés par les cyberattaques en 2023 et certaines des plus grandes entreprises de l’État n’ont pas réussi à sortir de l’année sans que les informations des utilisateurs ne soient mises à la disposition de tiers non autorisés.

La récente violation de la sécurité des données du titan des prêts hypothécaires M. Cooper a compromis 14,6 millions d’informations privées de ses clients. Selon les données du bureau du procureur général du Texas, Ken Paxton, environ 1 182 962 Texans sont touchés par la violation de données de M. Cooper.

Le maintien de l’embargo américain contre Cuba est une parodie de justice mondiale

L’Assemblée générale des Nations Unies a voté jeudi à une large majorité contre l’embargo économique et commercial des États-Unis contre Cuba, imposé pour la première fois en 1960. Au total, 187 pays ont voté pour la résolution contre l’embargo, seuls les États-Unis et Israël ont voté contre, et l’Ukraine s’est abstenue.

Étant donné le nom officiel de la résolution, « Nécessité de mettre fin à l’Embargo économique, Commercial et financier imposé par les États-Unis d’Amérique contre Cuba », même le bavard le plus désinvolte ne peut nier que les résolutions annuelles sur Cuba ont été l’une des expériences diplomatiques les plus humiliantes pour Washington.

L’Assemblée générale des Nations Unies a exhorté les États-Unis à mettre fin à leur embargo économique, commercial et financier contre Cuba, car il est illégal, déraisonnable et inhumain. C’est la 31e fois consécutive que l’Assemblée générale des Nations Unies adopte une telle résolution. Même des alliés des États-Unis tels que le Royaume-Uni, le Canada, le Japon et la République de Corée ont voté en faveur de la résolution.

En votant contre la résolution, Israël peut être considéré comme rendant la pareille aux États-Unis pour avoir soutenu le pilonnage israélien de la bande de Gaza en « légitime défense » après l’attaque du Hamas du 7 octobre dans le sud et le centre d’Israël. Une écrasante majorité de la communauté internationale a appelé à un cessez-le-feu entre Israël et la Palestine.

Quant à l’Ukraine, sa décision de s’abstenir de voter a apparemment été influencée par d’autres facteurs. Peu importe à quel point les États-Unis la soutiennent dans son conflit avec la Russie, l’Ukraine est toujours gênée de se ranger du côté des États-Unis sur son embargo déraisonnable contre Cuba. En fait, avant que le conflit Russo-ukrainien n’éclate, Kiev avait condamné Washington pour avoir imposé des sanctions à Cuba.

Les sanctions américaines contre Cuba portent gravement atteinte aux droits à la survie et au développement du peuple cubain, vont à l’encontre du droit international et contrecarrent les efforts de tous les pays pour mettre en œuvre le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies.

La résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies représente le juste appel de la communauté internationale et doit être mise en œuvre. Les dirigeants de nombreux pays d’Amérique latine ont critiqué les États-Unis, qualifiant leur blocus illégal de Cuba d ‘ « affront à l’humanité ».Pourtant, même la résolution et la critique mondiale peuvent ne pas inciter les politiciens américains à différencier le bien du mal, l’humanité de l’apathie, et encore moins les empêcher de continuer à défier l’opinion mondiale.

Manifestations : Des entreprises sont incendiées ou pillées en Haïti

Les manifestations socio-politiques ont des répercussions monstrueuses sur l’entrepreneuriat en Haïti. Du 12 au 15 septembre 2022, plus de 1000 entreprises sont directement victimes du courroux des protestataires.

Au niveau de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, les manifestants ont lancé l’assaut contre des entreprises privées de tailles diverses : certaines ont essuyé des jets de pierre, plusieurs sont pillées, d’autres incendiées.

Aux Cayes, département du Sud, des entreprises ont été pillées. Le journal PressHaiti a rapporté que les manifestants n’ont pas épargné même les business de leurs pairs.

Dans le Nord, précisément dans la ville du Cap, les activités ont été paralysées, les entreprises ont gardé leurs rideaux de fer baissés. Un acteur politique aurait même demandé aux protestataires de fermer de force des institutions bancaires dans.le pays.

Les manifestants entendent dénoncer la détérioration de la situation économique du pays et la décision du Premier ministre Ariel Henry d’enfoncer le pays dans la misère en augmentant les prix des carburants.

Les jeunes en Haïti, coincés entre le chômage et le banditisme

Depuis la chute du régime dictatorial des Duvalier en 1986, Haïti occupe une triste position dans l’échelle économique de la Caraïbe. Plus de 36 ans après cet événement, les jeunes adultes dans ce pays sont coincés entre le chômage et le banditisme.

Si, sous l’administration du président Michel Joseph Martelly, on scandait que « Haiti is open for business » (Haïti est ouverte aux affaires), c’est tout à fait le contraire après l’assassinat du président Jovenel Moïse. Depuis le 7 juillet 2021, des entreprises ont été contraintes de baisser leurs rideaux de fer et des milliers de personnes sont venues augmenter le taux du chômage.

Certaines zones de province ont connu un certain calme. Des entreprises y fonctionnent normalement; ce qui pourrait offrir une meilleure opportunité d’investissement pour des investisseurs. Mais le pouvoir d’achat de la population a considérablement chuté surtout à cause de la dépréciation de la gourde, la monnaie nationale, par rapport au dollar américain.

Prodige École de Commerce, membre de Prodige Association, a organisé un cours d’été Business à Delmas 75. Bien que les notions et les expériences partagées avec les jeunes sont d’une grande utilité, elle a reconnu que la situation socio-économique n’est pas du tout encourageante. C’est la raison pour laquelle la Fondation Katapausis, malgré les troubles, a envisagė de développer un programme spécial pour les aider à faire face à cette réalité.